C-Lab 1/3 : de friche militaire à quartier de ville ? Présentation du site

En 2018, nous avons participé à des ateliers avec C-LAB (空總臺灣當代文化實驗場) Ce nouveau laboratoire de la culture contemporaine prend place dans une ancienne base militaire. Nous avons été invité avec l’association française Yes We Camp, bien connue pour ouvrir des lieux vacants au public et en faire des espaces de convivialité, pour tenter d’imaginer des futurs possibles et faire de cette base un véritable quartier de Taipei. 

Présentations de notre expérience en photo-reportage :

 

Photos prises en 2018

Une ancienne base militaire de 9 hectares en plein coeur de la capitale, Taipei, a été ouverte au public. Située dans l’un des quartiers les plus chers de Taipei, le site a été l’objet de nombreux projets. Sous le nom C-lab, la base doit devenir un laboratoire de la culture contemporaine géré par le ministère de la Culture. Énième institution culturelle ou futur nouveau quartier de ville ?

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L’histoire du site remonte à l’époque japonaise dès la fin du XIXème siècle. Les bâtiments toujours debout ont été construits à différentes époques et ont parfois des fonctions, styles ou des qualités de structures et matériaux différents. On trouve par exemple une ancienne bibliothèque, un théâtre, des dortoirs, un gymnase, des anciens ateliers, entrepôts d’armes, divers bureaux et lieux de stockage. Tout à failli être rasé pour laisser place à des projets de logements sociaux.

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Le site a longtemps conservé sa fonction militaire. En 2018, il était encore presque intégralement entouré de murs. Les quelques entrées étaient encore récemment toutes gardées par des hommes en uniforme, ce qui ne favorise pas l’accueil.

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Si peu d’habitants et voisins avaient pu se rendre sur le site avant son ouverture au public, ils sont pourtant nombreux à avoir directement une vue sur la base depuis leur fenêtre. C-lab se trouve en plein coeur de la capitale.

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Dimension militaire une nouvelle fois, les espaces extérieurs et l’architecture des bâtiments n’ont pas été pensées pour accueillir du public. Rien n’est réellement présent pour inciter à s’y promener ou s’y détendre.

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Les espaces verts eux aussi n’incitent pas à la détente. Ils se limitent à quelques arbres et pelouses bosselées. Aucun aménagement récréatif ou abri contre le soleil ou la pluie ne donne envie d’y venir.

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Certains bâtiments ont souffert du manque d’entretien. Au contraire d’un musée neuf, la nouvelle institution culturelle doit donc composer avec un site en constante rénovation et en travaux.

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D’autres bâtiments, en bon état ne le sont qu’en apparence. Ils ont pu être construits rapidement avec de mauvais matériaux. Les soldats de l’armée nationaliste ne prévoyaient pas de devoir rester durablement à Taiwan.

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D’autres bâtiments sont au contraire exploitables et deviendront de futurs lieux d’expositions ou de divers ateliers.

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Ici une scène accueille des projections mais aussi la plupart des conférences ou événements invitant des personnalités.

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Le bâtiment central, classé monument historique, a besoin de grands travaux de rénovations. Les réseaux électriques vétustes sont dangereux. Lors de l’un de nos passages avant le lancement du C-lab, nous avons été témoin d’un grand arc électrique partant du toit. Un pauvre écureuil s’était aventuré sans savoir ce qu’il risquait.

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A Taïwan, la végétation reprend très rapidement ses droits, ce qui donne vite des allures de jungle aux friches.

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La végétation ne se préoccupe pas du patrimoine historique.

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Ici un ancien entrepôt d’armes devenu une curieuse oeuvre et un camouflage parfait.

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Certains espaces du site rappellent les fonctions militaires et permettent de rêver à des usages alternatifs. Ici une rampe  pour l’entretien des véhicules militaires qu’on imaginerait bien devenir une base de skate-park.

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Un ancien terrain de basket avant sa rénovation. Cet exemple illustre bien les petites choses qui peuvent être réalisées à moindre coût pour faire de ce site un quartier de ville. Il manque clairement d’usages simples et de convivialité pour inciter les habitants de Taipei à y venir. Ce fut d’ailleurs l’un des thèmes majeurs des ateliers que nous avons mené avec Yes We Camp et le C-lab en 2018.

 

Pour plus d’infos, entretien avec Maurice Chen, chef du service des relations publiques du C-LAB :

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