C-Lab 2/3 : de friche militaire à quartier de ville ? Rencontres avec Yes We Camp en juin 2018

En 2018, nous avons participé à des ateliers avec C-LAB (空總臺灣當代文化實驗場) Ce nouveau laboratoire de la culture contemporaine prend place dans une ancienne base militaire. Nous avons été invités avec l’association française Yes We Camp, bien connue pour ouvrir des lieux vacants au public et en faire des espaces de convivialité, pour tenter d’imaginer des futurs possibles et faire de cette base un véritable quartier de Taipei. 

Présentations de notre expérience en photo-reportage :

 

Photos prises en 2018

0

Un peu avant l’été 2018, nous avons été invités à participer à des ateliers à C-lab, grace à divers soutien dont le Bureau français de Taipei et le ministère de la Culture de Taiwan. Nous avons accompagné la venue de l’équipe de Yes We Camp. Nous faisions le relais entre la France et Taiwan.

1

La démarche s’organisait en deux temps. Des premiers ateliers et rencontres se sont déroulés en juin avec un planning bien chargé : découverte du pays, visite du site, premières rencontres et réflexions. En septembre, ce sont des ateliers de constructions participatifs qui furent organisés.

2

Découvertes et souvenirs pour Raphaël, Antoine et Perrine qui se rappellent notamment des débuts du projet Les Grands Voisins, à savoir l’ouverture au public de l’hôpital Saint -Vincent-de-Paul en plein coeur de Paris.

3

En fouillant dans les bâtiments abandonnés, nous découvrons un vieux coffre-fort. Son tiroir contient un double fond qui renferme un trésor. Un ancien officiel japonais y avait caché des choses précieuses pour lui : des documents relatifs à sa famille et un cordon ombilical soigneusement protégé.

4

Un trésor récupéré qui sera exposé avant d’être remis à la famille.

5

Très vite, les ateliers avec les équipes de C-lab commencent. Difficile pour nous tous de comprendre le fonctionnement d’une institution naissante qui plus est dans un site en rénovation.

6

Les discussions sont aussi l’occasion de partager les visions de chacun sur le site et sur le futur de C-lab.

7

La venue de Yes We Camp est aussi l’occasion d’aller rencontrer les voisins et de potentiels partenaires. Les rencontres ne sont pas toutes couronnées de succès mais permettent déjà de premiers liens. La démarche de Yes We Camp a quelque peu surpris. Ils ont l’habitude de ne pas uniquement travailler avec des institutions ou des professionnels de l’art, de la culture, de l’architecture ou de l’urbanisme. Les demandes pour contacter des artisans, cuisiniers, etc. auront eu du mal à être comprises et acceptées.

8

Sur le site, d’autres groupes sont déjà en place. Ici, Archiblur, une agence d’architecture qui s’oriente sur des installations architecturales artistiques et propose des ateliers dans le domaine de l’art contemporain. Si C-lab dépend du ministère de la Culture, Archiblur était sur le site sous invitation de l’ancien gestionnaire du lieu, le ministère de l’Economie

9

Le mois de juin est aussi la première occasion d’aller rencontrer les élus de quartier voisins afin de les convier à une future soirée d’échanges.

10

A la fin du séjour de Yes We Camp, plusieurs soirées conviviales sont organisées afin de faire venir pour la première fois certains curieux et divers groupes rencontrés dans la semaine. Des visites du site sont aussi organisées afin de prendre conscience du lieu, de son histoire et de l’espace à occuper et gérer.

11

Si le gros des ateliers de constructions aura lieu en septembre, nous aurions aimé pouvoir passer une nuit complète sur le site. Une demande qui a été refusée pour des questions de sécurité.

12

Sans avoir le droit de camper, tant pis, une installation symbolique et rapide est réalisée à l’occasion de rencontres ouvertes aux personnes croisées durant le passage de Yes We Camp ainsi qu’aux habitants du quartier.

13

Les participants sont mis à contribution pour réfléchir et donner leurs avis ou impressions sur le site.

14

Ce soir là, plusieurs rencontres se font. Ici, Shih Pei-yin ne sait pas encore qu’elle sera amenée à se rendre en France pour retrouver Yes We Camp quelques mois plus tard. Nous ne savons pas non plus que nous collaborerons sur divers projets de participation citoyenne et de dessin d’espace public avec elle quelques mois plus tard.

15

Xiaohan et Lénaïc, tous deux scientifiques, ne savent pas encore qu’ils participeront à un programme de C-lab dans lequel ils se demanderont dans quelle mesure la fermentation peut-être une démarche sociale et écologique : ferment the city.

16

A la fin de leur premier séjour, Perrine, Raphaël et Antoine repartent de C-lab la tête pleine. Après les rencontres, visites et ateliers, il leur est demandé de réfléchir à un livret des possibles. Dans ce livret, ils font un bilan des rencontres du mois de juin et proposent une version simplifiée et claire qui sont des pistes d’organisation pour C-lab. Ils proposent aussi plusieurs design et dessins d’installations réalisables durant des ateliers participatifs impliquant des bénévoles. C’est l’équipe de C-lab qui a choisi l’une des propositions : la réalisation de mobilier urbain mobile.

17

Pour plus d’infos, entretien avec Maurice Chen, chef du service des relations publiques du C-LAB :

Merci à C-lab pour nous avoir fourni la plupart des photos de cet article.

2 réflexions au sujet de « C-Lab 2/3 : de friche militaire à quartier de ville ? Rencontres avec Yes We Camp en juin 2018 »

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s