C-Lab 3/3 : de friche militaire à quartier de ville ? Ateliers participatifs avec Yes We Camp en septembre 2018

En 2018, nous avons participé à des ateliers avec C-LAB (空總臺灣當代文化實驗場) Ce nouveau laboratoire de la culture contemporaine prend place dans une ancienne base militaire. Nous avons été invités avec l’association française Yes We Camp, bien connue pour ouvrir des lieux vacants au public et en faire des espaces de convivialité, pour tenter d’imaginer des futurs possibles et faire de cette base un véritable quartier de Taipei. 

Présentations de notre expérience en photo-reportage :

 

Photos prises en 2018

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Durant l’été 2018, l’équipe de Yes We Camp réalise un livret des possibles. Ce livret contient un bilan des rencontres du mois de juin et  une version simplifiée et claire des méthodes de travail de Yes We Camp qui sont des pistes d’organisation pour C-lab. Le livret contient plusieurs design et exemples d’installations réalisables durant des ateliers participatifs impliquant des bénévoles. C-lab demandera à Yes We Camp de réaliser du mobilier urbain mobile d’extérieur. L’idée de Yes We Camp est alors de réaliser une maquette géante du site. Chaque bâtiment deviendra un élément mobile. C’est une manière habile de souligner l’importance du lieu et de l’espace.

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Des bénévoles ont été conviées durant les quelques jours de constructions des modules. Une manière de faire participer pour la première fois du public dans des ateliers de construction de C-lab.

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Imprévus du chantier, dès le départ nous arpentons rues et magasins à la recherche de précieux éléments. C’est aussi l’occasion de constater que les méthodes de travail européennes et taïwanaises ne sont pas forcément les mêmes. Ce fût un véritable plaisir de chercher des vis.

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Fanélie, Antoine et Raphaël de Yes We Camp n’auront pas pu se reposer longtemps après leur arrivée à Taïwan. Nous lançons les travaux très rapidement.

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Les bénévoles, la plupart taïwanais, participent à tous les travaux : mesures, coupes, peintures, montages, etc. C’est pour certains leur premier passage à C-lab ou leur premier atelier du genre.

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Au fur et à mesure que les modules prennent forme, nous avons l’impression d’être des monstres géants que l’on retrouve dans les séries ou films japonais.

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L’équipe de Yes We Camp est venue avec du matériel mais plusieurs machines nous ont été prêtées.

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Pour respecter les délais, nous finissons souvent tard dans la nuit. Nous sommes au mois de septembre et il fait beaucoup trop chaud pour travailler en extérieur. Nous nous sommes rabattus pour les ateliers dans l’ancien gymnase de la base militaire.

 

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Les temps de repas sont toujours des moments pour discuter.

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Des couleurs simples ont été choisies. Les modules auraient pu servir à d’autres ateliers avec, par exemple, des écoles d’arts, dont les étudiants auraient pu continuer à les embellir.

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Au fur et à mesure du chantier, les modules prennent forme et commencent à envahir l’espace du gymnase.

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Dernier jour des ateliers, des participants sont venus en famille pour l’inauguration des modules. Ici, une maman est fière de montrer ses réalisations à ses enfants.

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Fin de chantier, quelques finissions de peinture seront effectuées plus tard. Nous n’avons jamais eu notre peinture pour extérieur et nous avions peur qu’ils ne supportent pas le climat taiwanais. C’est dommage, ils sont pourtant confortables.

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Antoine, Raphaël et Fanélie de Yes We Camp s’apprêtent retourner en France, que ce soit à Marseille, Paris, Roubaix ou ailleurs.

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Ces ateliers se sont déroulés en 2018. Nous sommes en 2020. Depuis, C-lab a pris une autre orientation, plus institutionnelle et tourné vers l’art contemporain. Bientôt, les équipes de trois ministères seront sur le site : culture, économie et sciences & technologie.

Le gouvernement a donné 6 ans de plus aux équipes pour faire vivre le lieu. Les murs de l’ancienne base militaire sont en train de tomber. Des paysagistes réfléchissent au design des espaces extérieurs. La mairie de Taipei a changé le zonage du terrain de C-lab. La nouvelle réglementation devrait permettre à des activités économiques de s’implanter.  Le programme CREATORS permet à des artistes et autres groupes engagés de développer des projets en résidence ou non. Des collaborations avec d’autres institutions dont françaises comme l’IRCAM par exemple, sont en cours au C-lab.

Il est toujours difficile de décrire ce qu’est « C-lab », mais cette ancienne base militaire est toujours en mutation.

Pour plus d’infos, entretien avec Maurice Chen, chef du service des relations publiques du C-LAB :

Merci à C-lab pour nous avoir fourni la plupart des photos de cet article.

2 réflexions au sujet de « C-Lab 3/3 : de friche militaire à quartier de ville ? Ateliers participatifs avec Yes We Camp en septembre 2018 »

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